SOURCE: Vacation Tracker TITLE: Congés payés au prorata : comment les calculer (avec exemples) URL: https://vacationtracker.io/fr/glossaire/conges-payes-au-prorata/ LANG: fr PUBLISHED: 2026-10-08 UPDATED: 2026-10-08 SUMMARY: Calculer les congés payés au prorata pour une arrivée en cours d'année, un temps partiel ou un changement d'horaires : exemples chiffrés et règles d'arrondi. # Congés payés au prorata : comment les calculer (avec exemples) Les congés payés au prorata sont un droit à congés payés ajusté à la part de l’année, ou à la part d’un temps plein, réellement travaillée par l’employé. Une personne qui arrive en avril ne reçoit pas la dotation d’une année complète, et une personne qui travaille trois jours par semaine ne reçoit pas la même dotation qu’une personne qui en travaille cinq. Découvrez notre calculateur de congés payés au prorata (https://vacationtracker.io/fr/modeles/calculateur-conges-au-prorata/), un outil Excel gratuit pour calculer des congés au prorata en quelques secondes. ### Quand les congés payés sont-ils proratisés ? - Arrivées en cours d’année — le droit ne couvre que la partie restante de l’année de congés - Départs — droit acquis jusqu’au dernier jour, qui sert ensuite de base au calcul du paiement - Employés à temps partiel — ajusté aux heures ou aux jours travaillés par rapport à un temps plein - Changements en cours d’année — passage à temps partiel, modification des heures contractuelles ou promotion vers un niveau de droits supérieur Voir aussi : Le guide ultime des congés payés au prorata (https://vacationtracker.io/blog/how-to-calculate-prorated-pto/) ### Comment les calculer Arrivée en cours d’année. Multipliez le droit annuel par la fraction restante de l’année de congés. Droit annuel de 20 jours. L’employé commence le 1er avril ; l’année de congés va de janvier à décembre. Il reste neuf mois. 20 × (9 ÷ 12) = 15 jours Pour plus de précision, raisonnez en jours plutôt qu’en mois : 20 × (275 ÷ 365) = 15,07 jours. Employé à temps partiel. Ajustez selon la fraction des heures d’un temps plein. Le temps plein correspond à 40 heures par semaine avec 20 jours (160 heures) de congés payés. L’employé travaille 24 heures par semaine. 24 ÷ 40 = 0,6 160 × 0,6 = 96 heures Changement en cours d’année. C’est le cas le plus souvent mal traité. Coupez l’année à la date du changement, calculez chaque période séparément, puis additionnez-les. N’appliquez pas le nouveau taux à toute l’année. Temps plein de janvier à juin, puis trois jours par semaine à partir de juillet. Droit annuel de 20 jours. Premier semestre : 20 × (6 ÷ 12) = 10 jours Second semestre : 20 × 0,6 × (6 ÷ 12) = 6 jours Total : 16 jours Appliquer rétroactivement le taux du temps partiel donnerait 12 jours — soit reprendre quatre jours que l’employé a déjà acquis au taux du temps plein. Lorsque les congés payés sont assimilés à un salaire acquis, ce n’est pas seulement injuste : c’est une retenue sur un salaire déjà acquis. ### Le piège du temps partiel : jours ou heures Le « jour » d’un employé à temps partiel n’est pas la même unité que celui d’un employé à temps plein, et les mélanger aboutit à des absurdités. Une personne qui travaille trois jours par semaine avec 12 jours de congés payés au prorata dispose de quatre semaines de congé — exactement comme un employé à temps plein avec 20 jours. Donnez-lui plutôt 20 jours et elle dispose de près de sept semaines. Proratiser en heures plutôt qu’en jours supprime toute ambiguïté, et c’est la seule approche qui résiste aux horaires irréguliers, aux semaines comprimées et aux changements en cours d’année. Si votre politique est rédigée en jours, précisez explicitement de quels jours il s’agit. Le même piège concerne les jours fériés : proratiser la dotation de jours fériés est plus propre que d’accorder ceux qui tombent par hasard un jour travaillé. ### Arrondis La proratisation produit des chiffres peu pratiques : 15,07 jours, 96,4 heures. Choisissez un pas — une demi-journée, un quart d’heure —, appliquez-le de façon cohérente, puis décidez du sens de l’arrondi et consignez-le par écrit. Arrondir à la hausse, en faveur de l’employé, est le choix par défaut le plus sûr. Arrondir systématiquement à la baisse crée un manque à gagner généralisé, et lorsque les congés payés sont assimilés à un salaire acquis, une politique qui arrondit toujours au détriment des employés est difficile à défendre. Appliquez la même règle aux arrivées et aux départs. Arrondir à la hausse à l’arrivée et à la baisse au départ est exactement le schéma que les auditeurs repèrent. ### Quand la proratisation est fixée par la loi Canada. L’indemnité de vacances est un pourcentage du salaire réellement gagné — souvent 4 %, porté à 6 % avec l’ancienneté en Ontario. Comme le pourcentage s’applique à la rémunération de la période, elle se proratise d’elle-même : un employé présent une partie de l’année perçoit le pourcentage sur ce qu’il a réellement gagné, sans calcul séparé. Le temps de vacances pour une période partielle est, lui, proratisé explicitement, en fraction du droit de deux ou trois semaines. Royaume-Uni. Pour les années de congés commençant le 1er avril 2024 ou après, les travailleurs à horaires irréguliers et ceux qui ne travaillent qu’une partie de l’année acquièrent des congés légaux à hauteur de 12,07 % des heures réellement travaillées à chaque période de paie — un chiffre qui découle de 5,6 semaines de congé sur 46,4 semaines travaillées. Cela s’applique aux travailleurs sans horaires garantis (zero-hours) et saisonniers, pas à une personne qui suit un roulement fixe d’équipes, laquelle est proratisée normalement. États-Unis. Il n’existe aucun droit fédéral, la proratisation relève donc d’un choix de politique. Mais lorsque la loi d’un État assimile les congés acquis à un salaire, vous pouvez proratiser le droit à venir, pas les congés déjà acquis. ### Ce que la proratisation ne peut pas supprimer La proratisation s’applique aux droits discrétionnaires. Elle ne réduit pas les minimums légaux en dessous de leur plancher, et plusieurs droits ne se proratisent pas du tout à l’année : le congé FMLA (https://vacationtracker.io/fr/glossaire/fmla/) est de 12 semaines fixes, quel que soit le moment de l’année où la personne y devient éligible, et le congé maladie légal s’acquiert généralement selon son propre calendrier. Cette fiche fournit des informations générales et ne constitue pas un avis juridique. Les règles assimilant les congés à un salaire varient selon les États américains et les provinces canadiennes.